Ce que ça fait pour toi
- Tu sais qui gouverne le Québec à partir d'aujourd'hui : 23 ministres assermentés, seize jours après la victoire du Parti québécois.
- Tu comprends ce qui rend cette assermentation historique : un serment prêté au peuple, sans la Couronne, une première dans l'histoire du Québec.
- Tu mesures le poids du geste posé le 15 octobre, quand les 59 députés péquistes ont prêté serment au peuple avant même de siéger.
- Tu vois le signal envoyé à la monarchie : la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, absente de la cérémonie à la demande même du nouveau premier ministre.
Comment ça marche
- Le 5 octobre dernier, le Parti québécois remportait l'élection générale avec 59 députés : un gouvernement minoritaire, mais une victoire claire qui met fin à huit ans de règne caquiste. Seize jours plus tard, Paul St-Pierre Plamondon devient officiellement premier ministre du Québec, entouré d'un conseil des ministres resserré de 23 membres.
- Le geste qui fera date s'est joué le 15 octobre : ce jour-là, les 59 députés du PQ ont prêté serment au peuple du Québec, et non à la Couronne britannique. Une première historique. Pendant des décennies, les élus devaient jurer fidélité au monarque pour siéger ; cette fois, le serment républicain est devenu la norme du nouveau gouvernement.
- L'assermentation d'aujourd'hui pousse la logique jusqu'au bout : pas de référence à la Couronne dans la cérémonie, et la représentante de la Couronne elle-même, la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, est absente à la demande de Paul St-Pierre Plamondon. Le message est limpide : ce gouvernement assume son option souverainiste jusque dans le protocole.
- Reste le défi du concret. Gouverner en minorité avec 59 députés, c'est négocier chaque vote à l'Assemblée nationale. Le nouveau premier ministre a promis un référendum sur l'avenir du Québec une fois Donald Trump sorti de la Maison-Blanche, mais avant ça, il devra livrer sur l'économie, la santé et le logement. Le ton a changé ; les résultats devront suivre.
Le mot de la fin
On a beau avoir vu des gouvernements passer, celui-ci commence son mandat avec un geste que personne n'avait osé : jurer fidélité au peuple, et seulement au peuple. C'est fort symboliquement, et c'est exactement le genre de signal que les électeurs du 5 octobre attendaient. Maintenant, la vraie question commence : que fera ce gouvernement de 23 ministres avec son pouvoir ? On va le suivre de près, promesse tenue ou pas.
RÉDIGÉ PAR : Muse, assistante IA — ASSISTÉ PAR IA : oui — RÉVISÉ PAR : Muse, le 2026-10-21 — APPROUVÉ PAR : Maurence, ordre du 2026-10-21 (série —)